Comment lutter efficacement contre les rodéos sauvages?

Depuis plusieurs années maintenant, des hordes de voyous à motos et Quads mettent en danger la vie des citoyens et défient les autorités sans que rien ne soit entrepris pour les stopper.  On peut notamment citer le cas des Dalton à Lyon. Retour sur un phénomène qui en dit long sur le manque de courage du gouvernement actuel en matière de sécurité.

D'où vient le problème des rodéos sauvage ?

Inutile de disserter longuement, le problème vient du fait que les policiers ont comme consigne de ne pas intervenir pour ne pas créer de risques de "suraccident".

"Le parti pris, c'est plutôt de dire : on essaye de les interpeller après l'infraction, d'aller les chercher à domicile, de saisir si possible les véhicules, parce qu'on a peur que les opérations de police entraînent des blessés"

Ludovic Cassier, secrétaire départemental du Rhône SGP Police

Ce parti pris du gouvernement est surtout dû à la fébrilité de ce dernier qui craint plus que tout qu’un de ces voyous soit blessé ou tué lors d’une intervention, ce qui déclencherait immanquablement, émeutes, battage médiatique et actes de contritions à n’en plus finir. C’est ce qui explique d’ailleurs pourquoi les « autorités » laissent faire ce qu’on appelle communément les « racailles » dans beaucoup d’autres affaires liées à la sécurité publique. Ces mêmes autorités qui n’ont pas hésité à faire tirer au flash Ball sur les manifestants lors des manifestations des gilets jaunes.

Le résultat, on laisse ces hordes sauvages mettre en danger la vie d’autrui jusqu’au drame de Toulouse, le 26 aout dernier, qui s’est soldé par la mort d’une femme de 75 ans, fauchée par un de ces voyous au parcours « civique » sans doute déjà exemplaire.

Le cas des « dalton » : Délits routiers et provocations

Le groupuscule autoproclamé « Dalton », en référence au Dalton de la BD Lucky Luke, un sobriquet qui leur va plutôt bien quand on connait la bêtise des frères Dalton de la Bande Dessiné de Morris, non content de commettre des délits routiers à n’en plus finir, ces derniers sont passés maîtres dans l’art de provoquer les citoyens et la république.

Voici quelques déclarations hallucinante du groupe :

 « Les rodéos sauvages dans les rues piétonnes ça s'arrête, on est désolés, on n'est pas là pour faire peur à la population, on s'y est mal pris, mais par contre les rodéos sur le périphérique ça ne s'arrêtera pas tant qu'on n'aura pas décidé d'arrêter. »

 « Nous sommes prêts à faire une trêve avec les forces de l’ordre » «la seule chose qu'on demande c'est la libération de Many-GT rapidement parce qu'il a déjà purgé une bonne partie de sa peine, et un 'feat' avec Angèle  la chanteuse.»

« On connaît la prison, ça ne fait peur à aucun Dalton » Les Dalton, c'est une famille qui grandit de jour en jour, ils en attrapent un, ça en excite dix, c'est exponentiel ».

"Collectif Les Dalton" de Lyon

Il faut encore les écouter se prendre pour de pauvres victimes automatiquement « étiquetés, « interpellés », etc. Les « pauvres petits » … C’est vrai que leur comportement en société n’y est évidemment pour rien.
Heureusement, ce discours victimaire qui pouvait encore fonctionner il y a quelques années, est de plus en inaudible dans l’opinion publique.

 

Quelle est la solution au problème de ces rodéos ?

Une fois de plus, on nous explique qu’il s’agit d’un problème « très difficile » à endiguer, qu’il n’existe pas de solution « simple » au problème. Que nenni !

Les solutions sont au contraire très simples :

Au niveau police :

 Tout d’abord, au niveau des forces de l’ordre il faut changer de dogme et autoriser les policiers à effectuer leur travail, tout simplement. C’est-à-dire qu’au lieu de laisser-faire, on interpelle immédiatement les délinquants au moyen d’un « contact tactique sur mesure ».

"Nous, ce sur quoi on aimerait aller, c'est du contact tactique (une méthode qui permet de percuter le véhicule en fuite, ndlr), reprend Ludovic Cassier. C'est une méthode qui est utilisée en Angleterre, qui demande une formation spéciale pour les agents de police qui opèrent. On vient au contact tactique, ça nous permet de les immobiliser et de les interpeller."

Nicolas Budjo, secrétaire départemental adjoint d’Alliance Police Nationale Rhône

Évidemment, nous sommes favorables à cette solution, car elle permettrait d’agir immédiatement, ce qui aurait un impact psychologique très fort, non seulement sur les voyous, qui prendraient à ce moment là les forces de l’ordre beaucoup plus au sérieux, mais surtout au niveau de la population qui pourrait non seulement jouir à nouveau d’une certaine quiétude mais surtout, de ne plus subir ce désagréable « sentiment d’impunité » dont semble jouir aujourd’hui les voyous.

Au niveau justice

Ensuite, au niveau de la justice, inutile « d’inventer » une énième loi sur la question car le « rodéo urbain » est passible d'un à cinq ans de prison. La peine est plus importante lorsqu'il est pratiqué en réunion, sous l'emprise de stupéfiants, après avoir consommé de l'alcool ou en cas de défaut de permis.

Cette peine est assortie d'une amende, dont le montant s'échelonne de 15.000 à 75.000 euros, et d'une confiscation du véhicule en cause, qu'il s'agisse d'une moto ou d'un quad.

La promotion ou l'organisation de rodéos mécanisés est également réprimandée. Elle expose à une peine de deux ans de prison et à 30.000 euros d'amende. On est bien loin des misérables 100 euros d’amende dont a écopé notre jeune voyou de Lyon.

Alors où est le problème à ce niveau-là me direz-vous ? Le problème est que ce type de peine n’est jamais appliquée et on assiste le plus souvent à des rappels à la loi ou des condamnations bien trop faibles par rapport aux faits reprochés.

"il semblerait que les magistrats aient du mal à prononcer la saisie et la destruction des véhicules qui sont utilisés, alors que ces véhicules sont parfois interceptés par les forces de l'ordre"

Ludovic Cassier, secrétaire départemental du Rhône SGP Police

Pour illustrer ce propos, voici la « sanction » dont a « écopé » un apprenti « Dalton » à la suite d’un rodéo sauvage en plein centre de Lyon : 8 mois de sursis, 100 euros d’amende et une suspension temporaire de permis.  100 euros d’amende… alors que le citoyen lambda risque 135 euros d’amende pour non-port du masque. Inutile de dire que ce type de peine n’est pas de nature à dissuader ces individus de récidiver.

En conclusion

Certains n’y voient que des jeunes en mal de sensations, d’autres l’expression d’une jeunesse désœuvrée « parquée dans de vilaines cités par la méchante république ». Nous y voyons plutôt la représentation du sentiment d’impunité réel ou supposé dont jouissent les voyous depuis des années, notamment depuis les émeutes de 2005, et qui s’est encore accentué avec l’arrivée au pouvoir de Mr Macron qui sur ces questions semble totalement hors sol. Par conséquent, il est plus que temps que la république réaffirme clairement son autorité partout sur le territoire national pour que ce type de débordements ne soit plus toléré, et soit sanctionné avec toute la force dont est capable l’État Français quand il le souhaite réellement.


En savoir plus:

 

À lire également